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Rafaële Légère se trouve au centre de la photo, 7e de la gauche ou de la droite.

Tout a commencé alors que Rafaële Légère était élève en 8e année à l’école Champlain. Une enseignante parlait de la Journée de la vérité et de la réconciliation et demandait aux élèves ce qu’ils pourraient faire comme activité ou comme action pour cette journée.

Rafaële a regardé dehors et a remarqué qu’il n’y avait pas de drapeau des Premières Nations sur le terrain de l’école. C’est là que l’idée du projet est née. Elle s’est dit : « Nous sommes sur un territoire non cédé des Premières Nations, alors nous devrions voir le drapeau Mi'kmaq. »

À partir de cette idée, le projet a commencé à prendre forme. Il fallait maintenant trouver les bonnes personnes pour l’aider à faire avancer son idée. Elle a notamment reçu l’aide de plusieurs membres du District scolaire francophone Sud pour trouver une équipe qui pourrait l’accompagner dans ses démarches.

Elle a ensuite dû présenter son projet au Conseil d’éducation et rencontrer la communauté autochtone la plus proche, Amlamlog (Fort Folly), afin d’obtenir leurs accords. 
Il est primoridal de respecter la communauté Amlamlog de lui communiquer toutes les étapes de la démarche.

En plus de s’occuper des communications et de présenter son projet, il fallait aussi trouver du financement. Le projet coûte environ 10 000 $, ce qui comprend le mât, le drapeau et l’installation. Elle a notamment obtenu des fonds de Place aux compétences dans le cadre de la demande Au service de ma communauté, ainsi qu’un soutien du Conseil d’éducation.

Le projet a commencé en 8e année. Trois ans plus tard, l’idée se concrétise enfin. La cérémonie du drapeau se tiendra à la fin du mois de septembre 2026.

Aujourd’hui, Rafaële est élève de 11e année à l’école L’Odyssée. Maintenant que son premier projet se concrétise à son ancienne école, elle souhaite faire la même chose ici. Son objectif est de voir un drapeau Mi'kmaq installé sur le terrain de l’école en septembre 2027.

Elle ne réalise pas encore tout à fait l’ampleur que son projet a prise.
« Wow, c’est un projet tellement plus grand que je le pensais! »

Elle est toutefois très fière du résultat et surtout de voir qu’une entente de réconciliation peut se faire entre les francophones et les Premières Nations.

Pour elle, il est important de continuer à poser des actions plutôt que de simplement dire des paroles. Ce projet lui a permis de voir qu’une idée qui peut sembler toute simple au départ peut prendre énormément d’ampleur lorsqu’on y croit et qu’on est prêt à faire les démarches nécessaires.
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